Chaque année, les rankings des universités fleurissent, suscitant le même émoi que la parution des grands guides gastronomiques. Qui sera dans le « top 50 » ? Avons-nous progressé ? Où en sont les universités voisines (amies, néanmoins concurrentes) ? Ces interrogations agitent les responsables des établissements d’enseignement supérieur.

En fait, ces classements tiendraient davantage des grandes bourses mondiales que sont le Dow Jones ou le CAC 40 que du Michelin ou du Gault-Millau. En effet – car c’est bien le modèle dominant –, les universités sont évaluées en fonction de leurs produits (les formations et les résultats de la recherche), de la qualité de leur personnel et de leur capacité à attirer les financements, ce qui se traduit par la qualité (intellectuelle et financière) et la quantité de la clientèle (comprenez les étudiants) qui franchiront les portes de l’établissement.

Dans ce grand marché de l’éducation, les rankings viennent périodiquement dessiner une cartographie de l’éducation à usages multiples, à l’adresse des étudiants, des chercheurs, des responsables d’université et des décideurs politiques.

Signalons d’emblée qu’ils ne sont pas les seuls repères, puisque se multiplient aujourd’hui les labels et accréditations de toutes sortes, souvent spécialisés par domaines, qui certifient la qualité de l’enseignement dans certaines filières.

Source : À quoi servent les classements universitaires