Un vrai professionnel est capable de mettre de côté ses affects et ses états d’âme. Voilà aujourd’hui comment est souvent envisagé le manager ou le salarié type, ainsi que la posture attendue de sa part : la dimension personnelle et l’expression de ses émotions n’ont rien à faire au travail.

Dans l’entreprise, l’agent débarrassé de ses émotions, voire de ses valeurs, fait donc preuve de professionnalisme. On attend de lui une image de sang-froid, de maîtrise de soi. Pour le dirigeant ou le manager, c’est même certainement un prérequis essentiel pour prendre des décisions, la preuve ultime de la rationalité dans notre société où la prégnance de Descartes est toujours intense.

Pourtant, derrière ce paradigme de la maîtrise de soi se manifestent toujours plus les problématiques de souffrance et d’épuisement au travail. Celle qui est considérée comme foncièrement positive se retourne contre la personne et devient un facteur de répression émotionnelle.

Or les émotions sont primordiales : génératrices de vitalité, toutes (colère, peur, tristesse, joie, etc.) opèrent un mécanisme de régulation psychique et corporelle. En les bloquant, on perturbe le corps et l’esprit et cela à des conséquences importantes – et cela vaut autant, évidemment, pour la vie privée que pour la vie professionnelle.

Source : Fatigué·e au travail ? Arrêtez de vous maîtriser en permanence !

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