La fatigue, c’est complexe ! «Cet état se définit par une perte d’énergie avec le sentiment d’être en difficulté pour effectuer les activités du quotidien», explique le Pr Florian Ferreri, psychiatre. Ainsi, elle survient logiquement après un effort physique et/ou intellectuel. Ça, c’est la «bonne» fatigue. Car il en existe une autre, «mauvaise», elle : l’asthénie. «Pendant longtemps, la fatigue a résulté de travaux épuisants qui excédaient les capacités de récupération et conduisait à une usure prématurée. Mais la modernité s’accompagne de la montée de cette « mauvaise fatigue », qui ne permet plus la satisfaction d’un travail bien fait et peut générer des idées noires», distingue Marc Loriol, sociologue.

Alors que la bonne fatigue entraîne une capacité de repos efficace, la mauvaise ne permet ni la récupération ni la tranquillité morale. Liée à du stress, à de la lassitude ou à de l’ennui, cette fatigue apparaît aujourd’hui comme un phénomène de société (dont le burn-out est le paroxysme), largement accru par le Covid-19.

Source : La vague de fatigue inédite qui inquiète les spécialistes – Madame Figaro