Téléchargeable depuis le 2 juin dernier, l’application StopCovid est censée permettre de détecter les personnes qui ont été mises en contact avec des individus contaminés au Covid-19. Pour ce faire, l’outil de traçage était présenté dans le décret et l’arrêté qui ont permis sa création comme un moyen de collecter les informations des personnes croisées par l’utilisateur à moins d’un mètre pendant 15 minutes. « Lorsque deux personnes se croisent pendant une certaine durée, et à une distance rapprochée, le téléphone portable de l’un enregistre les références de l’autre dans son historique », précisait Cédric O, le secrétaire d’État au numérique.

En réalité, Gaëtan Leurent a découvert que les données de toutes les personnes croisées par les utilisateurs sont collectées par la plateforme. Le chercheur français, qui officie au sein de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), révèle ainsi que les informations de « tous les contacts croisés pendant les quatorze derniers jours » sont directement envoyées à un serveur central. Un geste qui n’a « pas d’intérêt pour tracer la propagation du virus, mais qui pose un vrai danger pour la vie privée », regrette-t-il.

Source : L’application StopCovid collecterait plus de données que prévu – Le Point