Une des particularités de ce mouvement [des gilets jaunes] est qu’il n’est pas porté par une frange spécifique de la population, comme la crise des banlieues en 2005 ou même le mouvement étudiant et ouvrier de 1968. Ce mouvement rassemble des acteurs venant de groupes sociaux différents et réunis autour de ce qui communément appelée la classe moyenne. Ce terme, dont on ne sait pas véritablement définir les contours, est employé pour classer des individus qui se vivent comme ni vraiment riches, ni vraiment pauvres et jouent finalement les intermédiaires entre deux mondes quant à eux clairement identifiés.

[…] Cette particularité amène à faire le rapprochement avec un mouvement moins visible, mais tout aussi profond qui touche cette frange du milieu de l’entreprise que sont les managers de proximité. Groupe tout aussi hétérogène que la classe moyenne dans la société civile, ces managers sont eux aussi des intermédiaires pris entre les collaborateurs à qui ils donnent des directives et des top managers dont ils doivent mettre en œuvre les directives.

Source : Managers intermédiaires et « gilets jaunes », une seule et même lutte ?

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