En 2017, Bill Gates déclarait à Business Insider interdire à ses enfants l’usage des smartphones avant l’âge de 14 ans. Comme lui, de nombreux patrons de la Silicon Valley choisissent de scolariser leurs enfants dans des établissements dits « non-connectés » où ils apprennent à lire et à compter sans l’aide d’aucun écran. A l’heure du tout digital, une enfance « déconnectée » devient un luxe.

Après avoir profondément révolutionné de larges pans de la vie quotidienne, les nouvelles technologies sont désormais pointées du doigt : diminution de la mémoire, dépression, dépendance… Parmi ces maux, l’hyperconnexion dans le travail est considérée comme l’une des causes de l’accentuation des déséquilibres entre la vie privée et la vie professionnelle. À l’heure où le sujet du bien-être au travail est devenu un enjeu de santé publique (notamment avec la reconnaissance du burn-out par l’OMS), on assiste au développement de réflexions sur l’équilibre entre le travail et la vie personnelle. Plus récemment, et en raison de la crise sanitaire, l’arrivée précipitée et impréparée du télétravail dans les foyers de millions de salariés a révélé l’importance du sujet du partage des temps de vie.

Source : Travail partout, temps libre nulle part : le difficile équilibre des temps de vie – re.sources