L’autocensure est un phénomène qui touche autant les hommes que les femmes et qui est surtout le fait de pressions extérieurs. Le sexisme en est un facteur aggravant.

En entreprise, 38% des collaborateurs disent s’autocensurer. C’est un des résultats majeurs d’une étude menée par le cabinet de conseil Alternego. L’étude, menée auprès de 1500 salariés  révèle que le sentiment de s’autocensurer touche les femmes comme les hommes, mettant à mal l’idée reçue selon laquelle le genre serait l’unique critère d’autocensure en entreprise. Elle permet également de constater que l’autocensure n’est pas uniquement le fruit de causes endogènes comme le manque de confiance en soi et en ses compétences mais aussi, et surtout, celui de causes exogènes tels que le fait de ne pas se sentir entendu et/ou soutenu par son management et sa hiérarchie. Les experts Alternego émettent par ailleurs l’hypothèse selon laquelle ces causes exogènes pourraient se voir exacerbées dans le contexte de la crise sanitaire, avec le retour au travail de millions de salariés restés éloignés de leurs entreprises et de leurs hiérarchies pendant le confinement et le déconfinement progressif.

Source : Un Salarié Sur Trois Dit S’Autocensurer En Entreprise | Forbes France